
L'ART DE LA SIMPLICITé
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Eloge de la gratuité
Dans ce monde complexe et inquiet, il serait urgent de lancer une campagne pour valoriser la gratuité, des gestes, des signes, des actions de solidarité faites de manière anonyme, etc. Il va falloir nous débarrasser des réflexes liés à l'intérêt et à l'utile. Et si on ne faisait rien qui nous rapporte quelque chose ? On pourrait essayer. BELBYED LEILA

L'ART DE LA SIMPLICITé

Au début, les garçons n'ont regardé le film que d'un œil.
Par petits bouts, il nous aura fallu presque une semaine pour le découvrir dans son intégralité ce qui fait que nous avions une sorte de petit rendez-vous quotidien. Ils ont fini par se piquer d'intérêt si bien que ce soir, les garçons étaient bien déçus de n'avoir plus rien d'autre à regarder que les dix dernières minutes. Goulven, qui n'a pas voulu y croire, a usé de toute sa force de persuasion pour que ce moment soit prolongé :
- oh mais maman, moi, j'aime bien le Rome
SOUHAIT MATINAL
Je voudrais une baguette magique pour transformer la maison en.... chocolat !
belbyed leila
ABDELLAH TAIA
Notre société tient grâce au sexe ! , dit-il. On pourrait me toutes les société dans le monde.
Abdallâh Taia a eu le cran, et suffisamment de notoriété, pour le dire. Le jeune écrivain, originaire de SALE, va plus loin dans le socialement incorrect et décrit, tout au long de son dernier livre (l’armée du salut, éditions le seuil), sa singularité ; il est homosexuel. Jamais une star, une tête d’affiche marocaine, n’avait osé clamer sa différence aussi haut, au point d’en faire l’objet et le sujet de son œuvre. « Je n’ai jamais fait un coming out à proprement parler. C’est juste qu’en écrivain, je ne pouvais pas faire l’impasse sur cet aspect de ma personnalité. Sur la vérité, tout simplement ». En donnant un coup de pied au ventre mou de littérature marocaine, Taia prend un risque certain. Et en paie déjà le tribut. Durant son dernier séjour au Maroc (il habite en France depuis quelques années), il n’a pas osé rendre visite à sa famille avec laquelle, pourtant, il a toujours gardé le contact. « Cela leur ferait mal autant qu’à moi ». le jeune homme n’à sans doute pas fini de « payer » , lui qui est déjà devenu une icône, le symbole de quelque chose de nouveau : l’individu, le droit à la différence. Juste ce qu’il faut pour s’attirer les foudres des conservateurs…et gagner la sympathie de quelques cercles, déjà séduit par le talent de l’écrivain.
BELBYED LEILA
Le festival d’ Essaouira
le festival d’Essaouira, aîné des manifestations musicales « grand public » qui s’apprête à souffler sa dixième bougie, reste la référence absolue en termes de marées humaines venues d’autres villes. Phénomène de société, dépassant le cadre de la musique, il a attiré en 2006 plus de 450 000 spectateurs, désirant s’aérer la tête et les oreilles au son des 140 artistes appelés à s’y produire. Fait notable (et admirable), Essaouira a pris un gros risque cette année en programmant, en concert de clôture, un incontrôlable Rachid Taha se castagnant avec le public pour imposer sa musique. Agé d’à peine deux ans, le festival de CASABLANCA ? Quand à lui, a vu son affluence atteindre le record de 3,3 millions de spectateurs !
Avec des pointes à un million de spectateurs pour les concert d’ouverture et de clôture, ou se produisaient notamment Khaled et Samira Saïd. Jouant sur du velours avec une population cible de plus de 6 millions d’habitants, le festival a cependant réussi à attirer un public issu d’autres villes, même s’il n’est pas encore une destination « wek-end entres potes » comme essaouira. Plus au sud, le festival de timitar a confirmé la rapidité de sa montée en puissance. Accueillant 37 artistes lors de la première édition, il y a trois ans, la manifestation gadirie est passée à 65 artistes invités en 2006, attirant de grosses pointures (certes un peu has been) à l’image de Jimmy Cliff. Avec seulement deux scènes, timitar a réussi à convaincre 600 000 spectateurs avec une moyenne journalière de 80 à 100 000 spectateurs.
Et miracle, toutes ces foules ont fait la fête sans incidents notables. Comme quoi, la peur de la « Faouda » des marées humaines, qui a longtemps hanté les esprits sécuritaires, relevait plutôt de la paranoïa.

Belbyed Leila
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