Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /2006 22:48

La tragédie safiote commencera au moment ou le château de mer se dissipera…

                L’absence hurlante des 50 milliards met toute la ville en danger

La chute du château de mer de la ville de Safi entraînera sans aucun doute la défaite de tous les safiots !

                                                                     

A qui on incombe la faute ? 

  

La falaise littorale qui s’étend sur 10 km (à partir de Borj Nador jusqu’à la falaise Jorf Lyahoud) est exposée à une érosion intense qui conduit à son recul, ce qui constitue un obstacle lourd de conséquence

 

En effet, l’instabilité de la falaise est causée par des facteurs géologiques et météorologiques, ce qui justifie  amplement ce recul de la falaise.

        La falaise Amouni occupe le devant de la scène dans plusieurs côtés ; à savoir, le côté économique et social, c’est bien pour cette raison que toute une gamme d’études a été faite, et chacune des quêtes produit une riche moisson de données et de résultats nouveau. La dernière étude, montrent les chercheurs, a été d’importance cruciale, celle qui a montré qu’il fallait avoir 50 milliards pour cerner ce problème, il se peut que la question cruciale et épineuse est la suivante : comment avoir toute cette fortune ? Surtout qu’il s’agit non seulement du château de mer, mais aussi de « Trab  Sini », « AV rabat », «  la Corniche  » et d’autres constructions qui s’étendent jusqu’à 6km, ce qui demande une intervention urgente des responsables.

Combien même la falaise Amouni a été considérée comme étant un problème strictable pour qu’il soit travaillé philosophiquement, or le problème des 50 milliards a déterré la hache de guerre.

En fait, cela ne revient aucunement à rejeter le fait que les responsables ont diagnostique le problème, afin de révéler les facteurs de dégradation de la falaise Amouni, entre autres ; les facteurs géologiques : » il est bon de noter que la falaise littorale est soumise à une érosion active qui entraîne un recul de la côte. Les formations géologiques sont nettement rongées par les vagues, il en résulte un sapement basal qui conduit à une disposition en porte à faux de la partie qui surplombe l’encoche de l’érosion et par conséquent à l’éboulement de certains blocs, de la falaise, voir même un écroulement massif », résume M.Chemsi Said dans son livre (Castello Nuevo dit Château de mer). Et puis il a ajouté que la dynamique érosive est favorisée par la nature lithologique de la falaise, et le problème de la clarification, en fait Said Chemsi insiste sans relâche sur les causes de ce dernier facteur qui sont : l’existence des carbonates dans les calcarénites plioquaternaires, la nature gypsifère du substratum jurassique, et la présence de l’humidité relative à l’eau des pluies, et cela ne doit pas nous masquer sur l’action des vagues.

      A côté des phénomènes géologiques, existe dans l’autre pole des facteurs météorologiques, qui agissent sur la falaise Amouni et qui contribue au processus d’écroulement ; parmi ces facteurs météorologiques, on trouve entres autres ; la houle, les courants, les changements climatiques, les marées…compte tenu de ces considérations, la falaise Amouni se trouve exposée au phénomène d’érosion mécanique ;

        et chimique due à l’action des vagues, ce qui donne naissance à des lacunes au pied de la falaise. 

 Cependant, ce n’est pad tout de poser le diagnostique, il faut au contraire trouver des solutions fiables et urgents. Monsieur

El ouzzani annonce que le diagnostic ne doit pas nous masquer sur les diverses solutions proposées pour la sauvegarde du monument, il a révélé que les chercheurs ont remplit les grottes avec des sacs de béton, mais cela a concerné seulement le traitement des lacunes afin d’éviter un affouillement des structures du monuments. Or, la pierre d’achoppement demeure que ce béton sera exposé directement à l’érosion marine qui finira par le supprimer, pour qu’à la fin, le problème demeure le même. 

Après, il a bel et bien parlé de la seconde proposition qui est celle de la protection de la falaise avec des digues en enrochement ; cette solution qui consiste à protéger la falaise par la réalisation de ces enrochements qui neutralisent l’action de l’érosion, la stabilité du rocher demeure conditionnée au comblement des grottes et des vides.

Quant à la troisième proposition, c’est la protection de la falaise par un mur en talus plein en béton, il s’agit ici d’un mur de protection devant le rocher ouest. En fait il s’avère utile de signaler que la réalisation de ce mur va supprimer le maintien continu de la stabilité de la falaise du château de mer. En bloc, le mur de protection en béton armé serait la solution fiable, mais son coût est élevé va empêche sa réalisation.

Reste alors la quatrième solution qui vise à protéger la falaise à l’aide d’une longue jetée ayant l’aspect d’une digue de port, là on constate aisément que malgré son coût élevé, cette troisième solution des jetées est plus réalisable que le mur adossé à la falaise. 

A cet égard, l’ampleur des problèmes liés, à l’instabilité de la falaise Amouni nécessite une intervention urgente, puisque les cavités se multiplient, d’ailleurs la plus grande des cavités se trouve sous le chemin de fer, elle est la plus dangereuse,      elle d’étende sur 8m de largeur, et 1.20m   de hauteur, ce qui va bousculer      le travail       sur ce chemin chimiques au port un fait impossible, et un obstacle pour l’économie nationale qui assure chaque jour trente milles tonnes de produits à travers le port.

Monsieur Nourdine Safsafi, entant q’inspecteur chargé de la conservation des monuments historiques, celui là avait le même discours que les autres responsables, c’est dire que lui aussi a commencé par nous révéler les facteurs, puis les solutions pour stopper la dégradation de la falaise.

C’est pareil pour l’association « Hawd Asfi » qui a citée mainte proposition pour ce problème or le problème demeura un problème matériel.

Abdo Allah Aki, entant qu’ingénieur topographe et citoyen safiot, il prouve que le problème doit être stoppé à l’aide de tout le monde :

- L’ODEP : vue le port dont il profite.

- L’OCP pour les produits toxiques qu’il jette dans la mer, ce qui a contribué à la pollution de la mer.

- L’ONCP : pour le chemin de fer qui contribue aux vibrations qui mettent le château en danger.

- Le ministère du tourisme : puisque le château de mer contribue à un mouvement touristique très intense.

- Le ministère de la culture  

- La société civile.

Donc ces membres constituent un point d’encrage pour arrêter la dégradation de la falaise. Reste alors la vie des habitants qui craignent chaque jour des mouvements de la mer, de la force de pluies, et puis de la fragilité de leurs maisons, d’après M. Ahmed Rharib : « chaque levée du jour, on remercie Dieu d’être encore envie ». Vue qu’il n’a pas les moyens     pour se démarrage. Et là, on ne   parle pas   seulement            d’Ahmed      Rharib, mais    de         2006 constructions...

 

En effet, le château de mer qui fait partie de    la falaise    Amouni,    occupe     une superficie d’environ 3900 mètres carrés, un monument donnant au patrimoine architectural de Safi une dimension spécifique.  

 

En bloc, il restera dans une situation alarmante si on n’essaye pas de résoudre une fois pour tout le problème lié essentiellement à l’instabilité de la falaise, et d’adopter un plan de sauvegarde à long terme. 

                                                                                                   BELBYED LEILA

 

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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 16:02

  

REMERCIEMENTS                                  

                                                                  

Que tous ceux qui ont contribué à l'épanouissement de la ville de Safi, et de son université Cadi Aïd trouvent ici    notre gratitude et nos remerciements.

 

     A Monsieur LAKABI,   DALI,  AGOUJGAL , HMINE,     NAIM,     AZAROUALE,    LAMGHARI,      BASKRI,   ainsi Monsieur BOULAMI ; serviteurs    d'amitié, de la générosité spontanée et sincère.

Enfin, que ce blog soit le théâtre de la connaissance. 

                                

                                                    BELEBYED LEILA

 

 

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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /2006 00:08

RUBRIQUE : PSYCHOLOGIE

 

     DEPRESSION :

                                                          

Il nous arrive souvent de chercher les vrais causes de ces symptômes suivantes : la chute d’humeur ; la fermeture psychologique et physique, ainsi la souffrance morale…

 En fait, il s’agit de la dépression !

Cet état qui se manifeste sous forme de tristesse, de refuse nouveauté, et de  contact, ainsi parfois on ne mange plus ; on est crispé, on ne fait plus l’amour, et souvent on se sent responsable et coupable : « c’est de ma faute, je dois me secouer.. », e fait la pierre d’achoppement demeure le sentiment de perte d’estime de soi.

Par ailleurs, tout cela traduit que la libido ; c'est-à-dire nos désirs qui s’expriment par l’appétit, la curiosité intellectuelle, la sexualité…ne fonctionnent point. 

En fait, ce qui constitut un obstacle lourd de conséquences c’est la destruction globale des valeurs des repères, et ce n’est qu’après ce sentiment de perte qu’on se sent déchue, voir dévastés.  Cependant, ce coté négatif de la dépression ne doit pas nous masquer sur son coté positive, que d’ailleurs, les sociologue sont prouvés, c’est que la dépression, outre son coté négatif, peut nous livrer que la façon dont nous avons vécu jusqu’à là ne va pas, et qu’il faut nous évoluer, et enlever le masque qui cache nos vrais visages. et qu’il faut surtout accepter les changements. 

 Elle nous demande de mûrir, de devenir davantage nous-mêmes, et d’accepter cette solitude qui, paradoxalement, nous permet d’établir des liens, car ce n’est qu’en prenant de distance, qu’en se différenciant. Donc, si on est à son écoute, elle nous enrichit au lieu de nous détruire.

 Par ailleurs, il s’avère délicat de noter que la dépression n’est pas un stade du développement voir de l’évolution, en revanche elle est toujours là, mais à des degrés divers, et cela dépend des circonstances humaines. Cependant, il nous faut s’interroger si on doit nous soigner simplement par des médicaments, sinon une psychothérapie 

 La réponse sera que les médicaments sont indispensables en période de crise, or elle ne guérissent pas, et comme s’en sortir seul est difficile, donc il nous faut ramener à notre enfance afin de nous trouver nous même,  par là la psychothérapie sera, sans aucun doute une initiation, voir un pèlerinage.   

                       

BELBYED LEILA

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Vendredi 17 février 2006 5 17 /02 /2006 21:48

Le culte du corps 

                                                                                                                                                La solitude en sueur

L’expression « être mal dans sa peau » traduit généralement le malaise psychique de la personne qui la Reprend à son compte.

 

Assez significativement, elle «établit une relation entre le corps et l’esprit que considèrent avec beaucoup d’attention les personnes qui ont besoin de prendre soin et de leur forme et de leur ego .Parmi elles, et peut-être plus que toutes autres, les célibataires qui représentent les trois quarts de la clientèle des salles de gym. « A partir de trente ans, il faut jouer serré avec son cor, dit JOELLE ‘34ans.étalagiste dans un grand magasin’. Si on l’oublie, on est fichue. On passe sans s’en rendre compte de l’état de célibataire à celui de vieille fille.  

 

Ce souci esthétique est-il plus spécifiquement féminin que masculin ? Oui, si l’on considère que le culte de la beauté physique est plus important chez les femmes que chez les hommes. Non, si l’on tient compter que les hommes .et particulièrement les hommes célibataires .ont également et de plus en plus le souci d’avoir un corps attirant et harmonieux.

 

 Du coup, les salles de gym s’emplissent. Elles connaissent un tel succès que. Pour faire face à la demande. On a du les multiplier .Parfois en nombre pléthorique. et importer des Etats-Unis de nouvelles formes de gym( aérobic.bodybuilding. stretching .gym tonic…  Dans ces salles la technique est au service du corps et du corps seulement. 

 

Au départ, beaucoup adhéraient à ces clubs dans l’espoir d’y faire des rencontres,il en demeure encore quelques- uns aujourd’hui qui caressent la même idée .Mais l’effort a toujours eu raison de ces secrètes ambitions qui ne trouvent pas généralement dans les salles de gym un cadre propice à leur réalisation.(Pas d’échanges pendant le cours :chacun transpire pour soi… la drague n’est pas possible dans les salles de sport .Les hommes et les femmes sont en général séparés parce que les exercices sont différents .Les hommes font peu de stretching ou d’aérobic ; de la même façon que les femmes font peu de body- building »Ainsi .hommes et femmes célibataires suent solitairement dans salles de gym.

 

Le corps sportif .ils sont de tous les âges et de toutes les conditions qui participent chaque dimanche matin à la grand-messe en plein air : nos campagnes environnantes et nos espaces verts urbains sont hebdomadairement investis de solitaires qui marchent .courent .soufflent. Suent et parfois souffrent dans l’espoir de garder la forme.

 

 A l’heure ou le narcissisme bat son plein, la culture physique, ou plutôt le sport en général s’annonce comme cette religion triomphale du culte du moi .naturellement. Certains solitaires en sont des adeptes fervents. Plus  narcissiques que les autres, ils ont davantage le souci de plaire. Et dans leur quête de séduction, ils oublient tout bonnement leur condition.

 

 C’est donc la recherche d’une valorisation de soi que poursuivent certains solitaires. Mais c’est davantage à une quête de l’autre que songent bon nombre d’entre eux. Le hasard interviendra ou non dans cette quête selon qu’ils confient leur destin aux astres ou aux services d’une agence matrimoniale qui au passage, rappellera qu’il y a, là encor, un prix à payer pour sa solitude.

 

 

 Belbyed  Leila 

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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /2006 00:49

Rubrique : en toute intimité  

 Rencontre : TAHAR BEN JALLOUN

 

L’écrivain fou, l’écrivain sage      

 Un parcours fort brillant pour un écrivain plein de sagesse, ainsi d’honnêteté. On parle de toute une gamme de création qui fait chaud au cœur, qui révolte ou émeuvent, mais ne laissent jamais indifférent.

 Bref, elle eu raison geraldine Dulat lorsqu’elle a annoncé que Tahar ben Jalloun est assurément un homme qui a la baraka des mots.

  En fait, il me faut avouer que mon amour envers cet écrivain me pousse souvent à lui faire l’article, n’importe quand, n’importe comment et n’importe ou, afin de parler de chacun de ses romans, ainsi de ses interviews.

  D’ailleurs, l’interview que « Femme Du Maroc » a eu le grand honneur de réaliser avec cet écrivain m’a beaucoup touché, c’est la raison pour laquelle je vais la reprendre, afin de faire la partager avec moi, mes chers lecteurs et lectrices. Cette interview s’est produite en juillet 2003.  

 

 

 

 Ø          FDM : « Amours sorcières », votre dernier recueil de nouvelles abordent la magie dans la société marocaine. Pourquoi avoir choisi un tel thème ? 

                                                    TAHAR BEN JALLOUN 

  Je suis parti du constat sur cette partie du Maroc composée de personne modernisées, instruites qui croit à ce genre de pratique occulte. C’est très étonnant, car l’on pense très souvent que la sorcellerie ne concerne que les analphabètes. D’où ma surprise lorsque je me suis rendu compte, ici et là, du nombre incroyable de personne de mon entourage, qui se rendaient à ce genre de consultations. Cela m’a donné envie de pousser un peu le sujet.

 

 

 Ø     FDM : que cherchez-vous à démontrer en 2003 sur la place de la sorcellerie dans la société marocaine ?

                                  TAHAR BEN JALLOUN :

   La sorcellerie est absolument liée au sous développement, car elle pense agir sur le réel d’un manière complètement irrationnelle.  C’est une façon de refuser l’affrontement du réel dans toute sa complexité et dans ses exigences. C’est une façon de vouloir dépasser le problème, de se voiler la pensée. Autant de comportements qui incarnent une tendance que j’espère minoritaire e passagère au Maroc.  

 Ø     Mais vous-même, vous etes-vous jamais frotter à la magie ?

                                                                 TAHAR BEN JALLOUN

 Personnellement, jamais. Cela dit, j’ai grandi à fez et j’ai toujours entendu ma mère parler du mauvais oeil, etc. je n’y crois pas. Je crois davantage aux mauvaises ondes véhiculées par des personnes plutôt qu’à un regard qui vous jette un mauvais œil. Il y a dans la vie de mauvaises rencontres, des personnes qui ne peuvent coexister ensemble, des chimies incompatibles, des personnes qui n’auraient jamais du se rencontrer.

  Ø     L’un des grands reproches à l’égard de votre travaille est celui d’exploiter le Maroc comme une matière première sans presque aucune empathie ?

                                                            TAHAR BEN JALLOUN

  Non, je ne prends pas le Maroc comme une matière première que je me modèlerais à ma guise. Je fais mon travail et mon travail consiste à regarder, à observer, et j’aimerais bien que l’on démontre que mes images rapportées de mes observations sont fausses. Je ne le pense pas .à titre d’exemple, comment, pour un romancier, passer a coté des relations névrotiques entre les hommes et les femmes ?

 Dans cette société, il n’y a pas de négociation. Soit la femme impose sa loi, soit c’est l’inverse.  C’set important d’écrire sur ce sujet pour un écrivain. Est-ce son rôle alors d’être tendre avec ses lecteurs ?  Quand on aime une société, il est du devoir de l’écrivain qu’on importe quel acteur du progrès de la déranger. A quoi cela peut il servir de rassurer les gens, de les réinstaller  dans un confort petit- bourgeois, pour qu’il se réveillent,  un beau jour, avec des kamikazes se jetant sur un restaurant ? ce n’est évidemment pas un livre qui , seul, peut bouleverser une société. Mais il est certain que la littérature joue un rôle dans le progrès de l’humanité en la bousculant, ça et là, en lui donnant des coups d’accélérateurs, en créant, parfois, des sentiments inédit chez l’espèce humain.

 

 

 Ø     Dans votre recueil de nouvelles, la magie c’est encore une histoire de « bonne femmes ». Pourquoi votre vision de la femme marocaine n’alterne-t-elle, dans votre œuvre, qu’entre victime ou diablesse ?

  Lorsque j’ai publié mon premier roman « Harrouda », il y a trente ans, l’on m’ reprocher une femme qui ne serait qu’une maman ou putain.

  Aujourd’hui, les termes changent, mais pas la problématique d’un alternative pour une autre femme. Que veut dire ? Une femme ou un homme heureux, épanouis, pleins, harmonieux n’intéresse pas mon travail. Le bonheur, ce n’est ce qui fait la littérature. Mon travail d’écrivain est d’éclairer la justice, non pas de la démontrer sans nuance. Mais pour qui sait lire, j’évoque dans mes romans le courage de ces femmes qui vivent seules, qui assument leurs libertés, qui se battent chaque jour contre les préjugés, les regards ambigus, contre les bêtises et aussi contre les pesanteurs d’une société ou l’individu n’est pas reconnu, ou qui a du mal à accepter la liberté et l’exigence de l’individualité. De même que j’évoque également cette femme de la compagne qui vit dans un temps sans date. Nous ne sommes plus ici dans la dichotomie dont vous parliez. La femme marocaine prend un chemin, celui de l’indépendance et elle est beaucoup plus en avance que la société étatique, que les textes juridiques. Aujourd’hui, l’état doit e tenir compte de avoir  le courage de lui offrir un code de statut personnel à sa hauteur.                        

 

 

Ø      Si l’on vous dit choc de civilisations, vous répondez « tarte à al crème » ?

   Je réponds « choc des ignorances » avec exploitation abusive des misères, des malentendus, des conflits et de la pauvreté. Ce terme de « choc de civilisation » ne veut rien dire car, par définition, une civilisation est quelque chose de fluide et qui circule. Nous sommes tous porteurs de plusieurs civilisations, plusieurs mémoires. Il y a beaucoup d’ignorances de part et d’autres, et l’occident et les États-Unis nous ignorent. Je pense que ce que nous traversons historiquement est lié davantage à la misère matérielle comme intellectuelle que subissent les pays de sud. Au Maroc, la leçon du 16 mai est claire. Il va falloir réellement, sans l’ombre d’une ambiguïté, s’attaque au fléau de la corruption. Tant que celle-ci ne sera pas combattue, l’avenir de millions de jeunes sera bouché. Le choc du 16 mai est suffisamment fort également pour que l’islam soit respecté et ne soit plus confondu avec des projets politiques. Il faut, et c’est une urgence, une séparation de la religion et du champ politique. C’est quatorze siècles d’islam modéré dans un Maroc serein qui sont en jeu aujourd’hui.

   BELBYED LEILA

 REFERENCE : magasine ; « FEMME DU MAROC

 site:Contact@femmes du maroc.net

                                  

 

 

 

 

 

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